Cinq comptoirs à rétes à Budapest, et celui qui a définitivement fermé

Dernière mise à jour: 2026-08-03·13 min de lecture
Sur cette page
  1. 📋 Le rétes à Budapest en un coup d’œil
  2. Ne cherchez pas le rétes dans les grands cafés
  3. 1. Első Pesti Rétesház, celui où l’on s’assoit
  4. 2. Rétesbolt Anno 1926, le spécialiste qui fête ses cent ans
  5. 3. Rétescake, le moins cher, mais regardez la date
  6. 4. Budavári Rétesvár, l’adresse du quartier du Château
  7. 5. Hetes Rétes, la part la moins chère d’Óbuda
  8. Et sur les marchés
  9. L’adresse qui a fermé
  10. Quel parfum commander en août
  11. D’où vient le rétes, une fois la légende écartée
  12. Rétes et Apfelstrudel, ce qui change vraiment
  13. Si vous n’avez qu’un seul arrêt à faire

Le rétes s’achète au comptoir, jamais à la carte d’un grand café, et il coûte entre 710 et 1 200 HUF la part à Budapest en 2026, soit environ 2 à 3,30 €. C’est un prix de goûter, pas de dessert servi à l’assiette.

C’est aussi le point sur lequel presque tout ce qui s’écrit sur cette ville se trompe. Les chiffres qui circulent encore, 270 à 450 HUF, valent à peu près le tiers de la réalité. Ils ont été recopiés de liste en liste pendant des années sans que personne repousse la porte d’une boutique.

Et l’une des adresses les plus citées n’existe plus. Strudel Hugó, sur Kertész utca, a fermé. Vous pouvez marcher jusque-là, vous ne trouverez rien.

📋 Le rétes à Budapest en un coup d’œil

Boutique Arrondissement Prix la part À savoir
Rétescake (3 boutiques) III / II / IX 710 HUF la pomme, 890 HUF le chou Deux des trois ferment pour l’été jusqu’au 6 août 2026
Hetes Rétes III 790 à 890 HUF Tarif relevé sur la plateforme de livraison
Első Pesti Rétesház V 1 000 HUF, ou 3 800 HUF à l’assiette Même prix debout ou assis
Rétesbolt Anno 1926 XIII 1 000 HUF, 1 200 HUF les parfums de saison 1 100 HUF en livraison
Budavári Rétesvár I 1 100 HUF Tarif de livraison, quartier du Château

Les prix sont en HUF, c’est ce que vous payez à la caisse. Conversion sur la base de 1 EUR = 364 HUF, taux BCE du 31 juillet 2026. Le taux évolue, les montants convertis sont donc indicatifs.

Cinq parts de rétes hongrois ouvertes côte à côte, garnies de pomme, de griotte, de fromage blanc, de pavot et de chou, sous un voile de sucre glace

Illustration réalisée pour ce guide. Elle montre les cinq garnitures classiques, pas le comptoir d’une boutique en particulier.

Ne cherchez pas le rétes dans les grands cafés

Si vous ne retenez qu’une ligne de cette page, prenez celle-ci. Le rétes n’est pas un dessert de carte. C’est un article de comptoir, vendu à la part, dans des boutiques spécialisées, des boulangeries ordinaires et sur les étals de marché. Toutes les listes sérieuses de bon rétes dans cette ville sont bâties là-dessus, plus une buvette de colline, et ne comptent pas un seul salon à lustres.

Si c’est justement un grand café qui vous fait envie, notre guide de la Dobos torte vous mène au bon endroit, et le tour d’horizon des desserts hongrois couvre ce que ces maisons réussissent vraiment.

1. Első Pesti Rétesház, celui où l’on s’assoit

La seule adresse de cette liste qui tienne lieu de destination plutôt que d’arrêt. Elle propose l’éventail de garnitures le plus large de la ville, les classiques et quelques étrangetés assumées : poulet, foie gras, saumon. Si quelqu’un dans votre groupe soutient que le rétes est forcément sucré, c’est ici que vous tranchez la question.

La part nature coûte 1 000 HUF, environ 3 €, que vous la mangiez debout au comptoir ou assis à la carte. Cela mérite d’être écrit noir sur blanc, parce que l’on s’attend d’ordinaire à payer la chaise. Il existe une version à 3 800 HUF, environ 10 €, pomme et sauce cannelle froide avec chantilly, griotte et chocolat au piment, framboise et fromage blanc au caramel salé. C’est un dessert dressé, pas la même part majorée.

  • Adresse : Október 6. utca 22, Ve arrondissement
  • Prix : 1 000 HUF la part, sur place comme à emporter. Version à l’assiette 3 800 HUF
  • Boîtes : 3 parts 3 300 HUF, 6 parts 6 400 HUF, 10 parts 10 500 HUF, 20 parts 20 500 HUF sur leur boutique en ligne
  • Horaires : tous les jours de 10h à 23h. La fenêtre de livraison est plus courte, de 10h à 20h, commande minimum 2 000 HUF
  • Lien : reteshaz.com

2. Rétesbolt Anno 1926, le spécialiste qui fête ses cent ans

Une vraie boutique monoproduit sur Lehel utca, et la maison annonce elle-même ses cent ans en 2026. Vingt et une garnitures affichées, plusieurs signalées de saison, pâte maison étirée à la main.

La gamme permanente, noix, pavot, fromage blanc, pomme, prune, griotte au pavot blanc, chou, potiron et pavot, pomme et pavot, griotte et pavot, riz au lait et chocolat, se prend à 1 000 HUF la part, environ 3 €. Les parfums de saison, mangue, griotte, myrtille, framboise, abricot, fraise, mûre, poire, montent à 1 200 HUF, environ 3,30 €.

Le détail utile tient en une ligne : la même part passe à 1 100 HUF sur la plateforme de livraison. Ce n’est pas une règle budapestoise, c’est un écart précis, dans cette boutique-là.

  • Adresse : Lehel utca 38, XIIIe arrondissement
  • Prix : 1 000 HUF la gamme permanente, 1 200 HUF les parfums de saison au comptoir. 1 100 HUF en livraison
  • Horaires : du lundi au dimanche de 10h à 20h, jours fériés compris. Livraison de 10h à 18h
  • Lien : retesbolt.hu

3. Rétescake, le moins cher, mais regardez la date

Trois boutiques à Budapest, et le prix le plus bas de cette page : 710 HUF la pomme, environ 2 €, et 890 HUF le chou, environ 2,50 €, relevés sur leur propre boutique en ligne. Ce sont des tarifs de vente en ligne, ceux du comptoir peuvent différer.

Le piège tient au calendrier si vous lisez ceci la semaine de sa publication. Deux des trois boutiques ferment pour les congés d’été jusqu’au 6 août 2026. Óbuda reste ouverte pendant toute la coupure.

  • Óbuda, Flórián tér 6-9, IIIe : du lundi au vendredi 9h-19h, samedi 9h-18h, dimanche 9h-15h. Ouverte pendant la coupure, c’est donc l’adresse à retenir jusqu’au 6 août 2026
  • Lövőház utca 12, IIe : du lundi au samedi 10h-18h, fermé le dimanche. Congés du 26 juillet au 6 août 2026
  • Mester utca 87, IXe, sur le parking du Praktiker : du mardi au vendredi 10h-15h, samedi et dimanche 10h-17h, fermé le lundi. Congés du 1er au 6 août 2026
  • Prix : 710 HUF la pomme, 890 HUF le chou, sur leur boutique en ligne
  • Lien : retescake.hu

Une précision, parce que l’erreur revient sans arrêt : la boutique de Lövőház utca est au coin du marché de Fény utca, ce n’est pas un étal à l’intérieur du hall. Il n’y a aucun stand de rétes dans ce marché.

4. Budavári Rétesvár, l’adresse du quartier du Château

La seule entrée là-haut, à quelques minutes du bastion des Pêcheurs. Minuscule, presque pas de places assises. La maison indique préparer ses rétes sur place, à partir d’ingrédients naturels, ce qui la place avec Rétesbolt dans le groupe de deux, sur cette page, où l’affirmation vient de la boutique elle-même.

Sur la carte : fromage blanc, pomme et noix, griotte, pavot et griotte, prune et noix, chou. Il y a aussi du kenyérlángos au lard ou au salami à 1 950 HUF, environ 5,50 €, et une pogácsa au fromage et à la crème aigre à 790 HUF, environ 2 €, si vous voulez du salé et du plus consistant.

Un point d’organisation qui vaut la peine d’être calé avant de monter la colline. La maison annonce 8h à 20h tous les jours ; la plateforme de livraison, elle, s’arrête à 19h. Calez votre visite sur la plus courte des deux et vous ne serez jamais déçu.

  • Adresse : Balta köz 4, Ier arrondissement
  • Prix : 1 100 HUF la part sur la plateforme de livraison
  • Horaires : 8h à 20h tous les jours selon la maison, jusqu’à 19h selon la plateforme de livraison
  • Lien : budavariretesvar.hu

5. Hetes Rétes, la part la moins chère d’Óbuda

Sur Bécsi út, avec une annonce maison de 22 parfums et de « 90 % de garniture », vantardise que l’on prend volontiers. Fromage blanc, pomme, griotte et griotte au pavot à 790 HUF, environ 2 €. Pavot et chou à 890 HUF, environ 2,50 €. Ce sont les tarifs de la plateforme de livraison.

  • Adresse : Bécsi út 136, IIIe arrondissement
  • Prix : 790 HUF fromage blanc, pomme, griotte, griotte et pavot. 890 HUF pavot et chou
  • Horaires : du lundi au vendredi 10h-18h, samedi 9h-15h, fermé le dimanche

Et sur les marchés

Le Lehel Csarnok, dans le XIIIe, abrite un stand de rétes au rez-de-chaussée, Szépvölgyi Rétes, emplacement F118. Bonne nouvelle pour qui redoutait le chantier : le marché commerce tous les jours hors jours fériés, et la rénovation prévue de 2026 à 2029 se fait le soir et le week-end, sans fermeture du hall.

Le grand marché couvert vend lui aussi du rétes sur les étals du rez-de-chaussée, sans qu’aucun stand y soit devenu une adresse en soi.

L’adresse qui a fermé

Strudel Hugó, Kertész utca 22, VIIe arrondissement, a définitivement fermé. Le nom de domaine ne répond plus, un annuaire hongrois la signale comme cessée, une plateforme d’avis la marque fermée, et la boutique a été retirée du service de livraison. Le dernier avis la concernant date de 2018.

Plusieurs guides continuent pourtant d’y envoyer du monde, ce qui transforme un article de 2019 en quarante minutes perdues dans le VIIe. Rien de méchant là-dedans, simplement personne qui repasse vérifier.

Quel parfum commander en août

Presque personne n’écrit cette partie, et c’est la deuxième chose la plus utile de la page après le conseil sur les grands cafés. La plupart des garnitures ne sont pas saisonnières du tout. Quelques-unes le sont vraiment.

Hongrois Français Où l’on en est en août
túrós fromage blanc Toute l’année
mákos pavot Toute l’année
almás pomme Toute l’année en pratique, la pomme se garde
diós noix Toute l’année
káposztás chou, version salée Toute l’année
szilvás prune De saison, elle mûrit d’août à octobre environ
áfonyás myrtille De saison, en fin de fenêtre, de mi-juillet à fin août
meggyes griotte Sur tous les comptoirs, mais la récolte fraîche court de fin mai à fin juillet
sárgabarackos abricot Juste après le pic, qui court de juin à juillet
szedres / málnás mûre / framboise Pic passé, la framboise revient un peu en septembre
tökös-mákos potiron et pavot Pas encore, le potiron arrive de septembre à novembre

Celle qu’il faut connaître : le meggyes est la garniture emblématique du pays et elle est disponible toute l’année, mais si vous arrivez en août en imaginant des griottes cueillies du matin, vous avez un mois de retard. Ce que l’on vous sert vient du congélateur ou du bocal, et c’est très bon. Ce n’est simplement pas la carte postale. Prenez ces bornes à la semaine près comme des ordres de grandeur, pas comme un calendrier.

Et puisque le túrós est la garniture pour laquelle un visiteur n’a aucun repère : le túró est un fromage frais caillé, plus proche du quark que de tout le reste, plus sec et plus acidulé qu’un fromage blanc en faisselle, et fabriqué autrement que la ricotta, qui vient du petit-lait réchauffé et non du caillé.

D’où vient le rétes, une fois la légende écartée

L’histoire que l’on raconte partout fait remonter le baklava à travers l’Empire ottoman jusqu’en Hongrie, puis jusqu’à Vienne où il serait devenu l’Apfelstrudel. Elle se répète toujours au conditionnel et jamais avec une référence. La seule étude ethnographique solide sur le rétes hongrois ne formule pas cette hypothèse. Jolie histoire, piste mince, et on ne bâtit pas une visite guidée là-dessus.

Ce qui est documenté est plus étroit et nettement plus intéressant. L’ethnographie hongroise décrit le rétes comme une pâte molle étirée à la main sur une table jusqu’à devenir fine comme une membrane, badigeonnée de gras, garnie, roulée puis cuite : une pâtisserie paysanne de fête, garnie de pomme, de prune, de noix, de chou, de navet ou de haricots blancs. Des techniques de cuisson en couches apparaissent dans les livres de cuisine aristocratiques hongrois du XVIIe siècle. Les plus anciennes recettes de strudel conservées, un Millirahmstrudel et un strudel au navet datés de 1696, dorment dans un manuscrit de la bibliothèque municipale de Vienne. Et la plus ancienne source hongroise solidement datée qui nomme les types de rétes, túrós, rizses, mákos, almás, káposztás, est le livre de cuisine manuscrit de Simai Kristóf, à Selmecbánya, entre 1795 et 1799.

Une correction mérite d’être faite à voix haute : le rétes n’est pas un hungarikum. Le registre officiel ne lui accorde aucun statut national, et il n’existe pas davantage d’enregistrement européen de spécialité traditionnelle garantie. Ce qui existe, ce sont des inscriptions locales, aux registres de valeurs de telle ou telle commune, pour des produits et des fêtes précis : le rétes à la rose de Mórahalom, le rétes au pavot de Pusztasomorja, la cuisson du rétes au festival de Vasvár, la fête du rétes de Hasznos. Le mot circule comme un compliment. Le registre, lui, ne dit pas cela.

Rétes et Apfelstrudel, ce qui change vraiment

Même pâte étirée jusqu’à la transparence. Trois différences réelles.

L’éventail des garnitures. Le chou et la pomme de terre salés sont ici des classiques, et toute la famille du túrós n’a pas d’équivalent viennois standard. Croire le rétes toujours sucré est l’erreur la plus répandue chez les visiteurs, et la plus facile à corriger.

Le format. Il se vend à la part, comme un en-cas de tous les jours, et non comme un dessert dressé. C’est pour cela qu’il coûte 710 à 1 200 HUF et non quatre mille.

Le lieu d’achat. Boutiques spécialisées, étals de marché, boulangeries. Voir la liste ci-dessus.

Deux confusions de plus valent d’être levées. Le rétes n’est pas le kürtőskalács, cette pâte levée sucrée rôtie à la broche, sans la moindre parenté de structure : si c’est cela que vous cherchez, notre guide du kürtőskalács est la bonne page. Et le tiède n’est jamais garanti. Dans les petites boutiques spécialisées, où ça tourne vite, la sortie de four se guette et vaut le détour ; ailleurs, la température ambiante est la norme hongroise ordinaire, et personne ne cherche à vous refiler du rassis.

Si vous passez en décembre, les marchés de Noël en vendent aussi, autour de 1 900 à 2 000 HUF, ce qui reste le meilleur rapport qualité-prix en dessert sur ces places. Notre guide des marchés de Noël fait le tour du reste.

Si vous n’avez qu’un seul arrêt à faire

Regardez d’abord où vous êtes. Rétesbolt Anno 1926 pour le spécialiste, et pour pouvoir dire que vous y êtes passé l’année de ses cent ans. Első Pesti Rétesház pour vous asseoir et régler la question du rétes salé. Budavári Rétesvár si vous êtes déjà en haut, au Château. Rétescake pour le tarif le plus bas, à Flórián tér jusqu’au 6 août 2026. Et du côté d’Óbuda, Hetes Rétes vous sert une part autour de deux euros, ce qui reste la meilleure façon de vérifier par vous-même que 300 HUF, c’était il y a longtemps.

Bon à savoir

Combien coûte une part de rétes à Budapest en 2026 ?

Entre 710 et 1 200 HUF, soit environ 2 à 3,30 €. Rétescake est le comptoir le moins cher avec 710 HUF la pomme et 890 HUF le chou, Hetes Rétes se tient entre 790 et 890 HUF, Első Pesti Rétesház et Rétesbolt Anno 1926 sont tous deux à 1 000 HUF, et Rétesbolt monte à 1 200 HUF pour ses parfums de saison. Les listes qui annoncent 270 à 450 HUF recyclent des chiffres vieux de plusieurs années.

Où manger le meilleur rétes à Budapest ?

Cela dépend du problème que vous cherchez à résoudre. Első Pesti Rétesház, sur Október 6. utca, est l'adresse où l'on s'assoit, avec l'éventail de garnitures le plus large de la ville, salées comprises. Rétesbolt Anno 1926, sur Lehel utca, est la boutique spécialisée, pâte maison étirée à la main, et elle fête ses cent ans en 2026. Budavári Rétesvár, dans Balta köz, est la seule adresse du quartier du Château et prépare ses rétes sur place. Rétescake est la moins chère. Hetes Rétes, sur Bécsi út, est le bon choix si vous êtes déjà à Óbuda.

Les grands cafés de Budapest servent-ils du rétes ?

En règle générale non, et c'est la chose la plus utile à savoir avant d'y perdre un après-midi. Le rétes est un article de comptoir vendu à la part, dans des boutiques spécialisées, des boulangeries et sur les étals de marché, pas un dessert dressé sous les lustres. Si c'est un grand café que vous voulez, visez la Dobos torte et les classiques de salon, qui sont exactement ce que ces maisons réussissent.

Le rétes est-il un hungarikum ?

Non. Le registre officiel hongrois ne lui accorde aucun statut national, et il n'existe pas davantage d'enregistrement européen de spécialité traditionnelle garantie. Ce qui existe, ce sont des inscriptions locales aux registres de valeurs communaux, pour des produits et des fêtes précis : le rétes à la rose de Mórahalom, le rétes au pavot de Pusztasomorja, la cuisson du rétes au festival de Vasvár. Beaucoup de pages touristiques emploient le mot au sens large. Le registre, non.

Quelle garniture de rétes commander en août ?

Le szilvás (prune) entre dans sa saison, d'août à octobre environ, et l'áfonyás (myrtille) termine la sienne, ouverte de mi-juillet à fin août. Le túrós (fromage blanc), le mákos (pavot), l'almás (pomme), le diós (noix) et le káposztás (chou) se trouvent toute l'année. Le meggyes (griotte) est la garniture emblématique et elle est sur tous les comptoirs, mais la récolte fraîche court de fin mai à fin juillet : une part d'août est faite de fruits congelés ou en conserve. Le tökös-mákos (potiron et pavot) n'arrive qu'avec le potiron, en septembre.

Quelle différence entre le rétes hongrois et l'Apfelstrudel viennois ?

La même pâte étirée à la main jusqu'à la transparence, deux vies différentes. L'éventail hongrois des garnitures est bien plus large et comprend le chou et la pomme de terre salés ainsi que toute la famille du túrós, qui n'a pas d'équivalent viennois standard. Le format change aussi : le rétes se vend à la part comme un en-cas de tous les jours, et il s'achète dans des boutiques spécialisées, des boulangeries et sur les marchés plutôt que dans les grands cafés.

Strudel Hugó est-il encore ouvert ?

Non. La boutique de Kertész utca a définitivement fermé : le nom de domaine ne répond plus, elle a été retirée du service de livraison, un annuaire hongrois la signale comme cessée et le dernier avis la concernant date de 2018. Plusieurs guides continuent pourtant de l'inscrire dans leurs listes.

La livraison coûte-t-elle le même prix que le comptoir ?

Pas toujours, et pas selon une règle générale. Chez Rétesbolt Anno 1926, c'est 1 000 HUF en boutique et 1 100 HUF en livraison. Chez Első Pesti Rétesház, la part nature vaut 1 000 HUF dans les deux cas, et la version à 3 800 HUF est un dessert dressé avec sauce et chantilly, pas la même part majorée.

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Écrit par des locaux du VIIe arrondissement de Budapest. Sans filtre.

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