Turkiz à Budapest : la cuisine ottomane-turque vaut-elle sa réputation près du Parlement ?

Dernière mise à jour: 2026-07-19·6 min de lecture
Sur cette page
  1. L’ambiance : entre élégance et chaleur
  2. Ce que j’ai commandé
  3. Entrées : le mezze en ouverture
  4. Plats : les maîtres du grill
  5. Boissons : un peu de Turquie dans le verre
  6. Dessert : le meilleur pour la fin
  7. Le service : peut mieux faire ?
  8. Les prix : ça vaut le coup ?
  9. Note Google : 4,5/5
  10. FAQ : ce qu’il faut savoir avant d’y aller
  11. Conclusion : est-ce que j’y retournerai ?

Turkiz Restaurant, rue Nádor, sert une cuisine ottomane-turque sincèrement bonne, à quelques minutes à pied du Parlement, et mérite la réservation si le haut de la fourchette budapestoise ne vous effraie pas. Trois personnes différentes m’en ont parlé la même semaine, alors j’ai réservé une table pour voir si la réputation (et les carreaux turquoise que tout le monde poste) tenait la route.

L’ambiance : entre élégance et chaleur

La salle frappe en premier. Carreaux turquoise, lumière tamisée, et assez de détails de décoration turque pour que l’endroit ressemble à une vraie destination plutôt qu’à un énième kebab qui profite de l’emplacement. L’équilibre entre moderne et traditionnel fonctionne aussi bien pour un dîner décontracté que pour une soirée où l’on se met sur son trente et un.

Il y a aussi la vue. Niché tout près du Parlement hongrois, Turkiz offre un aperçu de l’un des monuments les plus photographiés de Budapest en accompagnement du repas. S’asseoir en terrasse à l’heure dorée, avec le soleil qui descend sur la ville, fait une bonne partie du travail d’ambiance.

La carte est assez longue pour qu’on hésite un moment. Après réflexion, j’ai opté pour un mélange de plats traditionnels et plus singuliers. Voici ce que j’ai commandé.

Ce que j’ai commandé

Entrées : le mezze en ouverture

  • L’assiette de mezze était une réussite. Chaque sauce avait un goût frais, le houmous était bien crémeux, et l’Ezme apportait assez de piquant et d’acidité pour équilibrer le baba ganoush, plus riche. Belle entrée en matière.
  • Soupe Ezogelin : une soupe turque traditionnelle à base de lentilles corail, de boulgour et de riz, généreuse et pleine de goût. On sentait la vraie recette derrière, pas un raccourci.
  • Lahmacun : cette fine pizza turque était légère et croustillante, garnie d’agneau haché, d’oignons et d’un peu de persil frais. À commander si vous aimez les pains plats salés.

Plats : les maîtres du grill

  • Adana Kebap : de l’agneau tendre, juteux, parfaitement épicé, grillé au charbon et servi avec légumes et pilaf. C’est le plat qui justifie le déplacement à lui seul.
  • Le jarret d’agneau, que plusieurs avis m’avaient recommandé, était cuit au point que la viande se détachait de l’os. La portion était généreuse et la présentation à la hauteur du prix.

Boissons : un peu de Turquie dans le verre

La carte des boissons couvre bien l’essentiel. L’Ayran est le choix classique, une boisson au yaourt froide et légèrement salée qui coupe le piquant. La limonade turque, sucrée et acidulée avec une pointe de rose, fait office de rafraîchissement pendant le repas, et la limonade au gingembre est une alternative plus légère et moins sucrée si la rose n’est pas votre came. Pour une option sans alcool plus élaborée, essayez la Türkiz sans alcool, un mélange de sirop de Curaçao bleu, de fleur de sureau et de jus de citron qui s’accorde bien avec le mezze. Les cocktails aux tables voisines avaient l’air soignés et bien garnis.

Une chose à savoir avant de s’installer : l’eau pétillante vient d’un siphon, pas d’une bouteille, ce qui détonne pour un restaurant à ces prix. Demandez-la en bouteille si cela vous importe ; quand nous l’avons fait, le personnel a changé sans faire d’histoires.

Dessert : le meilleur pour la fin

En dessert, le fameux Kunefe, une pâtisserie turque sucrée à base de filo effiloché et de fromage, imbibée de sirop. C’était excellent, l’équilibre entre le dessus croustillant et le sirop sucré exactement juste, et on comprend pourquoi ce plat suscite un tel attachement chez les habitués.

kuenefe

Le service : peut mieux faire ?

Tout ne s’est pas déroulé sans accroc. La plupart du personnel était aimable, mais notre soirée a connu deux petits couacs : nous avons demandé du pain supplémentaire, arrivé alors qu’on avait presque fini le repas, et notre serveur a tenté de débarrasser avant qu’on ait vraiment terminé. Des détails, mais bon à savoir si vous attendez un service irréprochable à la hauteur du prix.

L’ambiance est aussi toujours un peu festive. Au moins quatre chansons d’anniversaire ont retenti pendant notre visite, le personnel se joignant avec enthousiasme à chaque fois. Amusant si vous êtes d’humeur, moins si vous aviez prévu votre visite pour une soirée tranquille.

Les prix : ça vaut le coup ?

Turkiz n’est pas la gargote turque bon marché du coin, et être à deux minutes du Parlement signifie qu’on paie l’emplacement autant que l’assiette. Les plats vont de 6 490 à 17 990 HUF selon le choix : l’Adana Kebap est à 9 490 HUF, le jarret d’agneau grimpe à 13 090 HUF, et le Kunefe est à 3 100 HUF. Avec une entrée à partager, deux plats, un dessert et des boissons, deux personnes atteignent plutôt 35 000-45 000 HUF, pas un plancher de 20 000 HUF. Les portions sont assez généreuses pour que le calcul tienne, mais mieux vaut savoir d’emblée que ce n’est pas un dîner à 10 000 forints.

Le personnel parlait plusieurs langues, même si certains peinaient en hongrois, ce qui peut agacer légèrement si vous êtes du coin et comptiez commander en hongrois.

Note Google : 4,5/5

Turkiz affiche 4,5 sur 5 sur Google, pour près de 2 000 avis, un score solide pour un restaurant aussi central. Les critiques récurrentes portent sur la musique trop forte et les prix plutôt élevés, ce qui ne nous a empêchés de finir ni le repas ni le Kunefe. Ma propre note : 4,7/5 (légèrement pénalisée pour les deux couacs de service évoqués plus haut, rien de plus).

FAQ : ce qu’il faut savoir avant d’y aller

1. Faut-il réserver ? Oui, c’est vivement conseillé. Turkiz se remplit vite, surtout le week-end, mieux vaut réserver à l’avance.

2. Turkiz convient-il aux végétariens ? Oui. La carte propose plusieurs options végétariennes, dont des assiettes de mezze, des salades et des poivrons farcis.

3. L’endroit est-il adapté aux enfants ? Oui, l’ambiance est animée et accueillante pour les familles, et des chaises hautes sont disponibles pour les petits.

4. Quelle est la fourchette de prix ? Cher pour Budapest, pas cher au sens attrape-touriste. Les plats vont de 6 490 à 17 990 HUF, les préparations d’agneau se trouvant en haut de la fourchette. Avec une entrée, un dessert et deux boissons, comptez environ 15 000-22 000 HUF par personne.

5. Les plats sont-ils halal ? Oui, le restaurant Turkiz sert des plats certifiés halal, ce qui en fait une adresse prisée des convives musulmans.

6. Peut-on se garer facilement ? Il y a du stationnement payant en voirie à proximité, mais trouver une place peut être difficile aux heures de pointe.

Conclusion : est-ce que j’y retournerai ?

Oui. Le service a flanché à deux ou trois reprises et l’histoire de l’eau pétillante est bien réelle, mais la cuisine et la vue sur le Parlement à l’heure dorée compensent largement. Entre Turkiz et les autres adresses turques du quartier, c’est celle qui mérite la réservation et l’addition plus salée. Réservez à l’avance, attendez-vous à du bruit s’il y a un anniversaire dans la salle, et ne faites pas l’impasse sur le Kunefe.

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Écrit par des locaux du VIIe arrondissement de Budapest. Sans filtre.

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